|
|
C'est le bon moment pour faire un petit point sur la nouvelle loi Création et Internet (anciennement HADOPI et encore plus anciennement autre chose), promise par Sarkozy lors de sa campagne et qui tarde à venir. Faut dire que la loi DADVSI a déjà fait coulé beaucoup d'encre pour finalement pas grand chose puisqu'elle n'est absolument pas appliquée et ne sert globalement, à pas grand chose...
Et comme pour la loi DADVSI, la loi HADOPI fait l'objet d'un véritable feuilleton politique. On trouvera un très bon résumé sur Numerama comme d'hab, que je vous retranscris ici à ma façon.
Globalement, cette nouvelle loi a été proposée par Denis Olivennes dans le but avoué de préserver les ayants droits (remarquons la nuance entre ayant-droits et auteurs, oui, les ayants-droits, c'est surtout les majors en fait...), et consacre la riposte graduée, ce système permettant de fermer l'abonnement Internet d'une personne sans intervention judiciaire de qui que ce soit (oui, parce que 2 millions de peine, ça engorgerait un peu trop les tribunaux...). Déjà, ça partait mal, il faut rappeler que la partie concernant la riposte graduée avait été supprimé de la loi DADVSI par le conseil constitutionnel sous prétexte que cela engendrait des traitements différents des personnes et donc était non-constitutionnel. Qu'à cela ne tienne, on changera un peu les mots sans changer l'idée et le conseil constitutionnel n'y verra que du feu. Mouais...
Et ensuite, les attaques contre la loi s'entassent : les députés européens votent un avis (non contraignant) contre la riposte graduée d'un point de vue des droits de l'homme en avril. Qu'à cela ne tienne, Albanel répond que les députés européens n'y connaissent rien et que lorsqu'on leur aura expliquer le fonctionnement, ils seront d'accord. Mais bien sûr. Quasiment le même jour, c'est le Premier Ministre lui-même qui s'attaque enfin à la taxe pour copie privée (après que tout le monde l'est déserté sauf les ayant-droits), pourtant une autre pierre angulaire de la loi. De nombreuses associations viennent ensuite critiquer la riposte graduée : l'ARCEP (l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) en mai, la CNIL, le Conseil d'Etat en juin, l'ISOC (Internet Society) quelques jours plus tard...
La dernière attaque a eu lieu cette semaine, à nouveau par le Parlement Européen. Sauf que cette fois, ce n'est plus à titre purement consultatif, c'est dans le cadre du vote de la directive sur le paquet Telecom qui encadre tous les services et industries liés aux télécommunications. Les députés ont voté à 573 contre 74 l'amendement 138 qui précisue que les autorités de régulation nationale veillent à ce qu'aucune restriction à la liberté d'expression et d'information d'un citoyen ne soit prise sans décision préalable de l'autorité judiciaire. Autrement dit, c'est absolument contraire à l'idée même de la riposte graduée dont le but est de se passer de l'autorité judiciaire.
Du coup, les ministres vont essayer de faire passer en force la loi avant la validation de la directive européenne, voir jouer encore un peu sur les mots, ou encore réduire un peu la portée de la chose... Bref, ils y croient encore... Moi, je pense que la loi va rester dans les cartons... D'autant que la crise économique actuelle ne rend pas forcément la chose des plus importantes en ce moment.
Par contre, si Albanel voulait bien ressusciter l'idée de la licence globale, je suis d'accord :)
Je n'ai pas encore parlé de la bataille qui se joue en ce moment pour la normalisation de l'OOXML, le format "ouvert" mais "propriétaire" de Microsoft. C'est croustillant. Ca vaut largement les affaires de DRM :)
Tout commence alors que de nombreuses administrations (dont l'administration américaine ni plus ni moins) décident de mettre dans leur cahier des charges le fait que les formats de stockage des fichiers bureautiques soient pérennes (afin d'éviter de se retrouver dans 15 ans avec des fichiers que plus rien ne pourra lire), la meilleure façon d'assurer cette pérennité étant alors d'obliger le format du fichier à être ouvert et normalisé, au sens des normes ISO et consors. Coup de bol, ODF, le format de Open Office a été normalisé par l'ISO il y a un ou deux ans. Parfait, on va bientôt avoir du Open Office un peu partout. Bien sûr, Microsoft ne se laisse pas faire. Puisqu'il existe maintenant une norme ISO pour les formats de fichiers de type bureautique, la solution la plus saine pour Microsoft aurait été de se mettre en conformité et d'offrir l'export ODF dans MS-Office. Peine perdue, Microsoft va plutôt chercher à faire standardiser son propre format OO-XML par l'ISO. C'est vachement mieux, comme ça on aura deux formats officiels, et puis, Microsft aura toujours la main sur les extensions à venir... OO-XML a déjà été standardisé par l'ECMA;, il ne reste plus qu'à le faire normaliser par la haute instance internationale : l'ISO.
Première remarque, Microsoft souhaite faire passer la standardisation par la méthode "Fast Track". Ben oui, plus tôt ce sera normalisé, plus tôt MS pourra vendre de licences Office... Et puis en lpus, en Fast Track, les décideurs n'ont pas forcément le temps de tout faire dans les détails, surtout pour une norme de 6000 pages, c'est pas rien quand même... Ca fait un peu pensé à la procédure Fast Track du gouvernement français pou rla loi DADVSI. On sait où ça nous a mené...
Bref, août 2007, premier vote à l'ISO pour la standardisation. A l'ISO, la procédure est comme à l'ONU, un pays, un vote. Alors que les premiers échos initiaux étaient franchement négatifs, les cafouillages commencent. Aux USA : première recommendation préliminaire du ministère de la défense US : un "non" franc et argumenté. Deuxième vote un mois plus tard : un "oui" sans commentaire. Ca continue avec la Suède : le SSI (Swedish Standards Institute) aurait semble-t-il un avis plutôt négatif. Comme par hasard, une vingtaine de sociétés s'inscrivent tout d'un coup à l'institut afin de participer au vote et rendre un avis favorable. La Suède fera finalement invalidé son vote après la mise au grand jour dse faits... Finalement, le projet sera débouté en août d'un poil de cheveux : 17 votes positifs, 18 votes négatifs et pas mal d'abstention... Microsoft est prié de revoir sa copie, en particulier au niveau de toutes les zones d'ombre concernant les parties binairse du format et les extensions propriétaires... Rendez-vous est donné en mars.
On y est, mars 2008, nouveau vote. Cette fois, Microsoft semble avoir mieux fourbi ses armes. Les irrégularités et étrangetés se multiplient dans tous les pays. En Suède, encore une fois, avec 21 membres contre et 2 membres en faveur du format, la décision est finalement "pour" après que tous les contre soient sortis de la salle... En Allemagne, c'est ubuesque... Lors du vote ,il n'y avait pas bulleting "contre", il n'y avait que "pour" et "abstention"... En Croatie, la majorité présente a voté non, mais le corum n'étant pas atteint, le vote n'a pas été validé et la décision est resté sur la décision précédente qui est positive... En France encore, alors qu'un vote négatif se pressentait, Microsoft envoit une lettre avec des modifications à quelques décideurs ; deux jours plus tard, ce sera finalement une abstention... Finalement, la standardisation sera effective, avec 75% de vote favorable et 14% contre. Outre la victoire de Microsoft, c'est aussi un profond échec pour l'ISO. Vu toutes les irrégularités, beaucoup pensent que l'ISO va devoir réformer ces processus s'ils veulent garder une certaine crédibilité...
Mais ça ne s'arrête pas là. Nouveau coup de théatre. Mai 2008, l'Afrique du Sud d'abord, puis l'Inde et le Brésil ainsi que le Venezuela font appel de la décision, arguant que la procédure Fast Track n'était vraiment pas adapté à cette norme. Par ailleurs, les innombrables changements opérés entre septembre 2007 et mars 2008 font que le format est encore une fois modifié (ajoutant une couche de complexité à une norme qui n'en avait pas besoin) et que la norme n'est plus qu'une proposition de format, vu qu'il n'y a aucune implémentation existante de ce format, critère pourtant important pour valider la faisabilité de la chose. Du coup, la normalisatio est mise en pause, le temps que les demandes des 4 pays soient gérés, soit en refusant l'appel soit en l'acceptant...
Le feuilleton continue, rendez-vous dans quelques mois...
Mots-clés : Firefox
Firefox 3 est pour bientôt. Ca va être la joie. L'une des grosses promesses de cette version : c'est la taille mémoire réduite... Sauf que cette fois, on y croit vraiment vu qu'ils ont bossé à fond pour fournir une version de Firefox utilisable sur téléphone portable. Et là, forcément, pas moyen de tricher avec les Méga-octets... Et bien sûr plein d'autres nouveautés sympathiques comme la barre d'adresse intelligentes, mais dont je parlerais lors de la sortie définitive.
Pour aujourd'hui, le but du jeu, c'est de faire PLUS DE BRUIIIIIIIT ! Au dernier baromètre Xiti, Firefox tournait aux alentours de 25-30% de part de marché. C'ets bien ,c'est très bien, mais c'est encore 70% d'IE... Pour réussir à continuer à progresser, il faut faire PLUS DE BRUIIIIIIIIT ! Une opération lançée par la fondation Mozilla pour ça, c'est de rentrer dans le livre des records pour le nombre de téléchargements effectués en une journée ! Bon oui, c'est débile, et ça sert à rien, mais c'est juste histoire de faire parler de Firefox. Firefox 2 avait déjà été bien téléchargé (plus d'un million en une journée dans mes souvenirs). Cette fois, on va faire mieux !
Tout est organisé : vous pouvez vous inscrire à l'avance sur le site du challenge histoire de recevoir un email le jour-dit et pouvoir télécharger la version (oui, parce que Firefox 3 n'est pas encore sorti : c'est prévu pour quelque part en juin, quand il n'y aura plus de bugs). Let's go !!!
Mots-clés : Yahoo
Haaaaa ! ca faisait longtemps que j'avais pas été véritablement enthousiasmé par un produit Yahoo ! Et cette fois, c'est même un produit dédié à la Search. Enfin un moyen significatif de montrer au monde entier qu'il n'y a pas que Google dans la vie :)
Vous en avez peut-être déjà entendu parler, il s'agit de Search Monkey. Une des premières initiatives fonctionnelles de la nouvelle stratégie : être le plus "open" possible. Il s'agit ici d'ouvrir aux développeurs externes la possibilité de définir le petit résumé qui s'affiche juste en dessous de chaque lien dans le moteur de recherche. Il ne s'agit pas de modifier le ranking mais uniquement les informations affichées pour les enrichir avec des images, liens ou toute info pertinente. Ceci est entièrement gratuit et réalisé à partir d'un ensemble d'API utilisable par qui veut. Un peu à la manière de l'API de Google Maps qui a si bien réussi.
Mieux vaut un bel exemple qu'une longue démonstration :

Mais comment ça marche ? Ben, c'est encore un peu compliqué d'un point de vue développeur. La bonne idée, c'est que ça permet enfin aux moteurs de recherche d'utiliser les infos sémantiques postées sur la page. Il suffit de mettre dans la page les meta-infos via RDF, MicroFormat, XML, etc. Puis de créer un module chez Yahoo qui fait la mise en page en allant rechercher les infos sur la page. Evidemment, il y a rien un problème de l'oeuf et la poule : on ne peut pas utiliser les infos tant qu'elles n'ont pas été indexés par le moteur et ça ne sert à rien de mettre les infos dans la page tant qu'on peut pas s'en servir... Mais outre, ce problème d'initialisation, ça marche à merveille ! ca done enfin une vision sémantique aux moteurs de recherche ! Et nul doute que de nombreux developpeurs auront de nombreuses idées pour utiliser tout ça.
Et le spam dans tout ça ? Oui, parce que dans ce cas-là, ça devient franchement facile de mettre des gros liens bien flashys juste pour faire en sorte que les utilisateurs cliquent plus sur ma page. En fait, ces modules ne seront pas utilisés par défaut, mais devront être sélectionnés à la main par les utilisateurs, un peu à la manière des extensions Firefox. Yahoo proposera donc tout un site listant les modules disponibles ! Yabon !
Le lancement du site pour les développeurs (afin qu'ils créent des modules) a eu lieu officiellement hier. Les articles commencent à arriver peu à peu : Techcrunch, SearchEngineWatch ou encore WebRankInfo pour les anglophobes. Reste maintenant à attendre l'ouverture pour les utilisateurs qui devraient arriver dans les prochaines semaines :)
Voilà en tout cas un vrai produit dans la tradition Open Source qui pourrait réveiller la compétition avec Google ! Enjoy.
Mots-clés : Musique
Tiens, je cherchais dernièrement un site pour découvrir de nouveaux artistes musicaux histoire de différencier un peu mes écoutes. Pas de bol, radioblogclub a fermé ses portes après quelques chamailleries avec les majors... Yahoo Music, ça a pas l'air de marcher sur mon Linux, hop poubelle. Voyons voir le petit nouveau qui a fait sensation l'été dernier : deezer.com.
En voilà un joli site ! Le principe est simple : vous tapez dans la barre de recherce le titre de la chanson, de l'album ou de l'artiste qui vous intéresse, et vous arrivez sur une liste de chansons, vous sélectionnez celle que vous voulez, et elle commence à jouer, tout ça en streaming (pas de sauvegarde possible) (quoique, je suppose que des bidouilleurs doivent y arriver...). Voilà, c'est aussi simple que ça. Rien que ça, c'est assez révolutionnaire (oui certes, radioblogclub faisait ça depuis longtemps). Il est véritablement possible de choisir n'importe quelle chanson et de l'entendre instantanément. Pas besoin d'attendre de la télécharger avec un logiciel de peer 2 peer. C'est un véritable jukebox entièrement gratuit. Après, il reste le problème du catalogue. ALors là, je ne saurais trop dire. Je laisse de plus mélomanes que moi faire la vérification. Pour ma part, j'ai trouvé toutes les chansons que j'ai cherché, donc ça me va :)
Après, le site se veut similaire à un lecteur audio. Il gère donc l'enregistrement de playlist (oui, parce que sinon, ce serait un peu fastidieux). Ils ont aussi un système similaire à une raido avec streaming de chanson aléatoire dans un style donné, la smartradio où l'on avertit le système des chansons qu'on aime pas de façon à ce qu'il apprenne nos goûts (assez louche en fit : on peut juste indiquer qu'on aime pas une chanson, pas l'inverse ; du coup, je vois pas bien comment il fait ses calculs...), et également tout un système communautaire permettant de naviguer chez les personnes afin de voir leur playlist et passer d'un artiste à un autre pour découvrir de nouvelles choses. Il y a encore beaucoup de choses à faire à ce niveau-là, mais c'est clairement déjà extraordinaire.
Bref, j'ai passé la matinée à écouter plein de nouveaux trucs, j'ai adoré ! Mais, ça paraît un peu trop beau pour être vrai... Est-ce vraiment légal ce machin là ? Parce bon, radioblogclub, qui est le précurseur de ce genre de site a fermé tout de même... La réponse n'est pas clair. Deezer se rémunère par la publicité (du coup, j'ai mis le site en whitelist dans mon adblock). Ils ont signé un accord avec la SACEM pour reverser une partie des recettes publicitaires à la SACEM à titre de droits d'auteur (la musique étant uniquement en streaming, il est possible de déterminer exatcment qui a écouté quoi). Ils ont également signé un accord avec SonyBMG afin de se partager les revenues également. On attend encore le reste des majors et des indépendants.
En attendant de voir si le site devient véritablement légal, ou s'il est fermé comme tous les autres, je vous invite à aller y faire un tour : http://www.deezer.com
Mots-clés : copie privee, dadvsi
Ca jazze pas mal en ce moment autour de la Commission d'Albis qui gère la taxe pour la Copie Privée. Si si, vous savez, la taxe qui nous fait payer les CDs vierges deux fois plus cher que n'importe où ailleurs, ou qui augmente significativement le prix des balladeurs MP3.
Présentons d'abord un peu la chose pour ceux qui ne connaissent pas trop...
Le gouvernement (il y a quelques années) a créé une commission de 24 personnes afin d'établir les tarifs pour la taxe pour la copie privée. Déjà, je trouve ça passablement étrange qu'une commission nommée puisse décidée unilatéralement du tarif d'une taxe légale, sans que rien ne passe par le gouvernement ou l'assemblée. Mais passons, ça n'a pas l'air de choquer quiconque, donc c'est peut-être un système standard pour déterminer les tarifs/amendes/peines à appliquer...
La commission est constituée de 24 membres : 12 sont des représentants des ayants-droits, des membres d'associations d'artiste, des majors, de la SACEM, enfin bref, de ceux qui récoltent l'argent de la taxe ; 6 sont des représentants des industriels qui fabriquent et vendent le matériel informatique susceptibles d'être taxé ; 6 sont des représentants des associations de consommateurs. Chaque décision est votée et s'il y a égalité, le directeur de la commission a un vote supplémentaire pour décider. Bien évidemment, ce directeur est toujours du côté des ayants-droits. Du coup, les ayants-droits ont toujours la majorité absolue et toutes les propositions faites pour augmenter le montant de la taxe sont toujours acceptées... Et on se demande pourquoi on se retrouve avec une taxe énorme, surtout en comparaison des taxes équivalentes existantes dans les autres pays européens. Beaucoup de consommateurs avisées sont maintenant habitués à acheter leur matériel sur des sites étrangers (belges ou allemands) pour éviter de payer la taxe... Elle est pas belle la vie ?
Le dernier essai en date de cette commission est de faire taxer les téléphones mobiles pouvant lire des fichiers MP3 avec en ligne de vue direct : l'iPhone. Ca a visiblement été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Plusieurs représentants des associations de consommateur ont décidé de claquer la porte, considérant que la commission n'était qu'une parodie de démocratie et ne servait qu'à entériner les décisions unilatérales des ayants-droits. Quelques jours plus tard, c'est au tour des représentants industriels de claquer la porte. Mais l'absurdité continue : le corum n'est bien sûr pas atteint, pas de souci, les statuts permettent le vote de toutes les décisions même si le corum n'est pas atteint (il sert à quoi le corum alors ?). Du coup, le vote concernant la taxe sur les appareils téléphoniques est toujours prévu pour le 27 février, personne ne semble gêner. Mais ça commence à se voir un peu... On aura même droit à un article dans le Monde à ce sujet... Rigolo, histoire de se faire bien voir, la commission a même réalisé un gentil petit clip vidéo pour expliquer pourquoi il est normal de payer une taxe pour rémunérer les créateurs. Ben voyons :)
Mais finalement, c'est le principe même de la taxe qui ne tourne pas rond... Ok, la loi autorise la copie privée (depuis toujours d'ailleurs), ce qui permet ainsi de faire une copie de sauvegarde, ou une copie d'un CD sympa pour mon petit frère. Le "Fair Use" anglo-saxon se traduisant en France par la copie privée : la possibilité de faire une copie tant que ça reste dans le cadre familial ou amical. Après plusieurs années d'inconnu, les tribunaux ont plus ou moins reconnus que les téléchargements étaient illégaux (ce qui semble, somme toute, assez logique), sont donc assimilés à du piratage et donc condamnables à des peines non négligeables (amende et même prison ferme). A l'époque de la loi DADVSI, un certain nombre de députés avaient proposé le mécanisme de la licence globale, permettant de rendre les téléchargements légaux sous contrainte de payer une redevance similaire à la redevance télévisuelle. Evidemment, ça a raté, la licence globale a été abandonnée, et le piratage est resté un acte illégal.
Là où ça devient n'importe quoi, c'est que la commission prend en compte les téléchargements illégaux pour déterminer un manque à gagner pour les ayants droits et faire payer ainsi une taxe plus élevée. Sous prétexte que des personnes font des choses illégales, on fait payer plus cher les autres. Donc, on paye deux fois : une première fois avec la taxe, une deuxième fois le jour où on se fait prendre par la justice. Conceptuellement, c'est bizarre, justifier une taxe gouvernementale par l'acceptation d'actes illégaux. S'il y a des actes illégaux, on fait ce qu'on peut pour les supprimer (c'est un problème de justice). Il aurait été tellement plus simple de mettre en place une véritable licence globale qui légalise le téléchargement tout en faisant payer pour cette utilisation... D'autant que c'est de toute façon, ce qui va se mettre en place dans les prochaines années avec tous les systèmes d'abonnement ou de téléchargements gratuits remplis de pub...
On vit dans un monde rigolo...
Mots-clés : KDE
Ca y est, KDE4 est sorti il y a quelques semaines. Pour l'occasion PC Inpact a écrit un dossier très complet et détaillé : http://www.pcinpact.com/d-115-3-kde4-nouveautes.htm, dont je vais essayer de faire un résumé ici !
Comme d'hab, KDE4.0 n'est pas vraiment une release utilisable pour les utilisateurs finaux, c'est surtout une version stable qui sert à indiquer que les librairies de base sont maintenant stabilisés, permettant ainsi aux dévleoppeurs d'applications externes de commencer leur propre portage (si ce n'est pas encore commençé). En gros, les changements visibles d'interface sont assez peu nombreux, les changements devraient commencer à arriver pour KDE 4.1, prévu pour dans 6 ou 9 mois.
Première remarque : KDE4 s'appuie maintenant sur QT4. D'une part, l'utilisation de QT4 permet une meilleure utilisation mémoire et une vitesse d'exécution accrue grâce à toutes les optimisations réalisées dans le code de QT. D'autre part, QT4 est désormais librée sous double licence GPL et propriétaire sous Windows et MacOSX en plus de la version traditionnelle X11. KDE4 sera donc prochainement utilisable en standard sous Windows (sans avoir à passer par une couche d'abstraction de type Cygwin) et donc avec des performances acceptables. Utiliser Amarok sous Windows, ça va être le pied ! Avec KDE4, les déveolppeurs se sont concentrés sur lav ersion X11, le travail pour rendre KDE compatibleavec Windows devrait commencer prochainement.
Deuxième remarque : toute une myriade de librairie bas-niveau pour gérer toutes les périphériques ont fait leur apparition. La librairie Phonon gère ainsi tout le son (l'idée existait déjà avec KDE3, mais la librairie n'a jamais vu le jour sous une version stable), permettant enfin à plusieurs applications de se parler entre elles pour savoir à qui donner la priorité ou faire des "fondues sonores". La librairie Solid gère la détection des périphériques et leur branchement à chaud. Ca sera pas du luxe d'avoir un système unifié de gestion des périphériques, parce que c'est toujours pas ça dans le monde Linux je trouve...
Niveau interface utilisateur, c'est là que le bât blesse, c'est pas encore prêt du tout... On a bien un gestionnaire de fenêtre Kwin 4 qui gère maintenant les effets 3D (zoom, transparence) et les effets de switch de type OSX. En revanche, Plasma, la gestion du bureau lui-même (barre des tâches, applets, ...) n'est pas prête du tout. Peut-être trop ambitieux, le but est de faire un système entièrement configurable où tous les éléments du bureau seront des "plasmoïdes" pouvant eux-même contenir des "plasmoïdes". L'implémentation ne sera pas fini avant KDE 4.1. De même, Raptor devrait remplacer le menu de démarrage avec un système apprenant pour fournir des infos plus utiles à l'utilisateur; A voir son intérêt...
Un autre trait spécifique à KDE4 est de faire passer beaucoup de traitements auparavant réalisés par les applications dans des librairies standards, permettant une meilleure réutilisation. La librairie Decibel gère ainsi l'ensemble des protocoles des systèmes de messagerie instantanée, le framework Kross permet d'utiliser la plupart des languages de script das toute les applications KDE, Akonadi gère le stockage de toutes les informations personnelles (email, calendrier, adressbook...), Strigi est le nouveau système générique de recherche (espérons qu'il sera moins contraignant que les systèmes existant sous Mac ou avec les greffons Desktop Search de Google ou Yahoo qui ont une fâcheuse tendance à faire passer une machine de course à un escargot asthmatique).
On retrouve ensuite les applications phares, relookés ou non, Konqueror a perdu sa partie gestionnaire de fichiers pour se concentrer sur la partie navigateur web, Dolphin fait son entrée comme véritable gestionnaire de fichiers pour KDE, Kopete se refait une petite beauté, Marble est une nouvelle application de type Google Earth, Okular est le nouveau visionneur pour tout type de fichier, Krunner est le nouveau lanceur d'applications, Kuiserver est un système permettant de centraliser les "jobs longs" (téléchargement, gravure, copie, ...) qui ont une barre de progression. Et toutes les autres applications : Konsole, Amarok, KOffice, Kontact, Kate, etc.
Pour ma part, c'est décidé, à la sortie de KDE4.1, je met à jour mon Linux qui doit avoir bientôt 3 ans pour utiliser ça ! Ya bon !
Mots-clés : Microsoft, Google
Alors que tout le monde semblait s'être rendormi après la dernière victoire de la commission européenne face à Microsoft et la ènième amende pour Microsoft (dont nous n'avons pour le moment toujours aucune nouvelle) (voir un précédent article du blog), le feuilleton continue avec des nouvelles fraîches dans l'article d'aujourd'hui : Bruxelles ouvre de nouvelles enquêtes contre Microsoft).
La dernière enquête concernait essentiellement les lecteurs vidéos (avec la guerre entre Microsoft et Real qui s'est terminé par la mort de Real comme d'habitude (outre l'aspect avantage monopolistique de Microsoft, faut aussi remarquer que le lecteur de Real était devenu une grosse daube), ainsi que les protocoles réseaux (en particulier pour Samba).
Cette fois, c'est IBM et SUN qui accuse Microsoft d'être anti-concurrentiel vis à vis de la suite Office (on suppose que ça concerne Open Office...) ainsi que Opéra vis à vis de la vente liée avec Internet Explorer. Et tant qu'à faire la Commission Européenne en rajoute en indiquant qu'elle mène aussi des recherches concernant l'inclusion de Windows Live ou Desktop Search.
Bon... Ok...
Sauf que l'enthousiasme n'y est plus. On a l'impression que Microsoft ne peut de toute façon pas perdre. Que tout ce que fait la Commission ne sont que des piqures de mouche sans inconvénient pour Microsoft, qui se fout ouvertement de la gueule du monde...
La seule solution à l'heure actuelle, me semble pouvoir venir de Google qui pourrait bien mettre à mal la suprématie de Microsoft grâce à ces Google Office et autres gadgets. Mais faudrait dès maintenant commencer à faire des recherches sur les pratiques monopolistiques de Google, parce que bon, presque 90% de part de marché en Europe sur la Search, ça peut aussi être assez inquiétant pour l'avenir...
|
Calendrier
Septembre 2008
| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 | | | | | |
Mes amis au bout du monde
|
Derniers commentaires
→ plus de commentaires